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Lettre ouverte à Barack Obama

 

Lettre-pétition à

Barack Obama,

président des USA

Campagne internationale

pour la libération de

Mumia Abu-Jamal

Monsieur le Président,Lettre ouverte à Barack Obama dans politique pdf Lettre ouverte à Barack Obama

La Cour Suprême des États-Unis vient de rejeter le recours du journaliste

Mumia Abu-Jamal, condamné à mort en 1982 au terme d’un

procès dont l’iniquité est internationalement reconnue.

Cet homme qui ne demande qu’à défendre son innocence se

voit ainsi refuser tout nouveau procès.

Cette décision de la plus haute autorité juridictionnelle constitue une

atteinte aux droits humains les plus élémentaires. Elle bafoue gravement

la Constitution américaine eu égard aux conditions de déroulement

du procès et à la sélection du jury selon des critères raciaux.

La gravité de la situation appelle une intervention de votre

part pour faire respecter les droits de cet homme et empêcher

que l’irréparable ne soit commis.

Aussi, nous vous demandons instamment d’user de votre autorité morale

pour mettre un terme à l’acharnement judiciaire

dont est victime Mumia Abu-Jamal, figure emblématique

du combat universel contre la peine de mort.

L’opportunité vous est donnée de mettre votre pays

en phase avec l’immense espoir soulevé par votre

élection, celui de contribuer à l’éradication de la souffrance

humaine. Et ce sens, il y a urgence à mettre en

oeuvre un moratoire contre la peine de mort comme

vous y invite la Résolution de l’Organisation des Nations

Unies. Une telle décision grandirait assurément

l’image des États-Unis d’Amérique.

YES, YOU CAN, sauver Mumia Abu-Jamal et

abolir la peine de mort !

Espérant sincèrement que vous entendrez cet appel, nous vous

assurons, Monsieur le Président, de nos plus respectueuses salutations.

President Obama,

Death-row inmate Mumia Abu-Jamal lost his bid for a new trial in the killing

of a Philadelphia police offi cer after the U.S. Supreme Court said on April 6,

2009, it would not take up his case.

Abu-Jamal, a former Black Panther and one-time radio reporter, had claimed

prosecutors improperly excluded blacks from the jury that convicted him of

murdering white Philadelphia police offi cer Daniel Faulkner in 1981.

Abu-Jamal’s attorney, Robert R. Bryan of San Francisco, called his client’s trial

“a mockery of justice” and Amnesty International determined, in its 2000 report,

“that (…) based on its review of the trial transcript (…) numerous

aspects of this case clearly failed to meet minimum standards safeguarding

the fairness of legal proceedings (…) and the interests of justice would best

be served by the granting of a new trial to Mumia Abu-Jamal”.

In March 2008, the 3rd U.S. Circuit Court of Appeals in Philadelphia upheld

Abu-Jamal’s conviction but ruled his death sentence invalid.

The appeals court found the jury was given fl awed

instructions during the penalty phase of his trial.

Since Abu-Jamal’s conviction, activists in the United States

and Europe have rallied in support of his claim that he was

the victim of a racist justice system and this case was ‘legal

lynching’. Abu-Jamal, 55, has kept his case in the spotlight

through books and radio broadcasts. He has become

the icon of the world wide movement for the Abolition of

Death Penalty.

As newly-elected President of the UNITED STATES of AMERICA

you have become the icon of the American Dream for

Justice and Equality.

Please help abolish legal lynching and Death Penalty as required

by RESOLUTION passed by the UN in December 2008 which

declared a MORATORIUM on DEATH PENALTY WORLD WIDE.

Le Collectif Unitaire National de soutien à Mumia Abu-Jamal regroupe 80 organisations françaisesVous pouvez vous joindre à cet appel en retournant cette lettre-pétition signée à : Collectif Mumia - 43, boulevard de Magenta – 75010 PARIS

www.mumiabujamal.net

Nom / Name Prénom / Surname

Ville, pays / Town, Country Signature / Signing

YOU CAN MAKE YOUR COUNTRY A BETTER AND FAIRER COUNTRY !

.
 

Situation juridique de Mumia Abu-Jamal

Situation connue fin août 2009 

SITUATION JUDICIAIRE

En avril 2009, la Cour Suprême des Etats-Unis a rejeté le recours de la défense portant sur le racisme avéré dans le choix des jurés lors du procès de 1982 (récusation massive des jurés noirs). Cette décision de la Cour Suprême a pour conséquence d’écarter la tenue de tout nouveau procès où Mumia pourrait défendre son innocence. La plus haute juridiction américaine n’est s’est toutefois par encore prononcée sur la demande d’annulation de la suspension de la condamnation à mort (recours du Ministère Public de Pennsylvanie contre la décision de mars 2008 de la Cour d’Appel Fédérale). Dans l’hypothèse où la Cour Suprême ne donnerait pas une suite favorable à cette demande, un nouveau jury serait en charge de requalifier la peine (perpétuité ou peine de mort). Dans l’hypothèse contraire, le Gouverneur de Pennsylvanie (Ed Rendell) aurait juridiquement à sa main la vie ou la mort immédiate de Mumia. Rappelons que celui-ci fut le procureur qui requît la peine de mort contre Mumia lors du procès de 1982 et que dans toutes ses campagnes électorales il fit la promesse à ses électeurs d’exécuter Mumia dès qu’il en aurait juridiquement le pouvoir.

L’avocat principal de Mumia, Maître Robert R. Bryan, a fait part de sa stupéfaction face au déni de justice dont son client est la victime (la Constitution des Etats-Unis garantissant un nouveau procès dès lors qu’un procureur ou un juge use de racisme dans son comportement ou ses décisions). Il a par ailleurs déposé une requête auprès de la Cour d’Etat contestant les « preuves » balistiques incomplètes et inexactes présentées au procès de 1982 et qui ont constitué la charge principale de l’accusation.

INTERPELLATION  DE BARACK OBAMA 

La lettre-pétition à l’adresse du Président des Etats-Unis connaît un grand succès. Depuis son lancement en mai dernier, des milliers de signatures ont été recueillies. Il faut poursuivre et intensifier cette campagne. La situation juridique décrite ci-dessus montre qu’il y va en effet de la vie ou de la mort de Mumia. Vous trouverez en fichier joint, une réédition de la version française à faire largement circuler dans vos réseaux. Nous vous rappelons également que vous pouvez signer et faire signer cette lettre-pétition sur Internet … http://mumiabujamal.net

 

———————————————— 

ENSEMBLE, SAUVONS MUMIA

  

Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal 

43, boulevard de Magenta 75010 Paris – TEL : 01 53 38 99 99 – FAX : 01 40 40 90 98 – E MAIL : abujamal@free.fr http://www.mumiabujamal.net 

INFORMATIONS JURIDIQUES sur la situation de Mumia Abu-Jamal 

par Maître Robert R. Bryan 

Date : 8 juin, 2009. De : Maître Robert R. Bryan, avocat de Mumia Abu-Jamal 

Objet : Mumia Abu-Jamal, couloir de la mort, Pennsylvanie. 

Ces derniers mois ont vu des développements significatifs concernant mon client, Mumia Abu-Jamal, qui est dans le couloir de la mort depuis bientôt 28 ans. Nous avons actuellement des recours déposés à la fois devant
la Cour Suprême des Etats-Unis et
la Cour d’Etat de Common Pleas à Philadelphie. 

C’est la vie de Mumia qui est enjeu dans ce combat titanesque. Il n’a jamais été aussi près de l’exécution depuis son arrestation en 1981. Comme beaucoup d’autres, Mumia est condamné à mort parce qu’il est pauvre et victime de préjugés raciaux. Jugé sur des preuves falsifiées, il a eu une défense inadéquate et un procès inique. Lors du procès en 1982, le juge raciste a traité mon client de « nègre » et s’est dit prêt à aider l’accusation à « le faire griller ». L’enquête menée par les avocats précédents a été bâclée et a négligé d’explorer des pistes cruciales tant lors du procès que lors des procédures d’appel, limitant de fait les recours actuels devant
la Cour Suprême et autres Cours d’appel fédérales. Voici un bref résumé des derniers développements. 

Cour Suprême des États-Unis, Washington. 

Deux recours ont été déposés auprès de
la Cour Suprême pour Mumia. L’un concerne la peine de mort, l’autre concerne la preuve que l’accusation a eu recours au racisme dans le choix des jurés. Un autre recours porte sur les « preuves » balistiques. 

Abu-Jamal v.
Beard, U.S. Sup. Ct.No. 08-8483 

Cet appel concerne le racisme dont a fait preuve le procureur dans le choix du jury qui a établi la culpabilité de mon client, puis l’a condamné à mort. Le procureur a utilisé 66,67 % de son droit à rejeter un juré potentiel pour exclure des Afro-Américains du jury. Un juge de
la Cour fédérale a conclu qu’il était donc clairement établi que la      décision du procureur était un comportement raciste et donc contraire à
la Constitution. Ce juge dissident, bien qu’ayant été mis en minorité par deux voix contre et une pour à
la Cour d’Appel Fédérale du Troisième Circuit, a toutefois tenu à rendre public sa conclusion sur le racisme du procureur (Abu-Jamal v. Horn, 520F.3d 272 (3rd Cir.2008). Il stipule que « le droit fondamental à une protection équitable, garantissant que l’État ne juge pas sur des critères raciaux sera bafoué si
la Cour accepte  que des jurés potentiels soient exclus pour raison ethnique ». 
Le 6 avril 2009,
la Cour Suprême a rejeté notre dossier. Nous avons été très choqués, très déçus, même si nous savons que
la Cour Suprême rejette 98 à 99% des cas qui lui sont soumis. Le cas de Mumia est exceptionnel, surtout compte tenu du très important mémoire dissident de
la Cour d’Appel Fédérale. Ce droit constitutionnel essentiel a par ailleurs été argumenté par un mémoire des avocats de
la NAACP que j’avais sollicitée pour ce cas. Malheureusement,
la Cour a refusé d’entendre un argument qui fait pourtant jurisprudence : une atteinte aux droits constitutionnels donne, de droit à l’accusé, un nouveau procès. Notre long mémoire a établi la preuve incontestable du comportement raciste du procureur pendant tout le déroulement du procès. Le 1er mai j’ai déposé un nouveau mémoire qui a été encore rejeté. 

             

Beard v. Abu-Jamal , Sup. Ct No. 09-652 Nous avons encore un recours à
la Cour Suprême des Etats-Unis sur un autre dossier ; c’est un recours contre l’accusation qui tente de faire annuler la victoire obtenue l’an dernier à
la Cour Fédérale du 3ème circuit. Une décision de cette Cour accordait un nouveau procès à Mumia sur la question de la peine de mort. Défense et accusation ont déposé à tour de rôle des mémoires auprès de
la Cour Suprême. Suite à un dossier similaire retenu par
la Cour Suprême il se passera peut-être plusieurs mois avant qu’une décision ne soit prise pour Mumia. Si nous gagnons il y aura un procès avec un nouveau jury (NDLR qui aura seulement à se prononcer sur peine de mort ou perpétuité). Sinon l’accusation cherchera à faire exécuter Mumia dans les plus brefs délais. 

Cour de Common Pleas, Philadelphie, Commonwealth v. Abu-Jamal, Nos. 1357-1359

Le 20 avril 2009, nous avons déposé une requête en Habeas Corpus auprès de cette Cour d’Etat. L’objet en est que la condamnation de Mumia repose sur des preuves balistiques incomplètes et inexactes présentées par l’accusation au procès de 1982. Nous cherchons également à avoir accès à toutes les preuves détenues par  l’accusation. 

Autres développements en Europe et aux Etats-Unis

Le soutien et les actions de
la National Lawyer Guild (association d’avocats) a été déterminant pour notre dossier sur Mumia. En Europe, la revendication « Justice et liberté pour Mumia » est très forte. A ce propos, c’est le thème d’un article du San Francisco Chronicle en date du 17 mai 2009. Voir l’article complet avec photos sur le site http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi? F= :c /a/ 2009/05/16/MN4517CARS.DTL. Cet article décrit les actions de militants français  des droits de l’homme qui soutiennent Mumia, ce qui a tout particulièrement retenu l’attention des Américains. 

Etats-Unis Beaucoup de gens ont entendu parler de l’engagement pour Mumia de
la National Lawyers Guild, sise à New York, mais peu en connaisse les détails. Depuis sa création en 1937,
la NGL a mis ses compétences juridiques à la disposition d’un grand nombre de mouvements sociaux, a aidé à  la rédaction de nombreux textes législatifs du New Deal, à la mise en place du Congress of Industrial Organizations (CIO) et du syndicat de l’automobile United Auto Workers (UWA). Elle a été très active dans tous les dossiers de droit du travail et dans la défense d’Américains persécutés par the House Un-American Activities Committe durant la période du MacCartysme. Les juristes et avocats de
la NLG ont participé au mouvement des Droits Civiques et ouverts des bureaux « pour la défense des militants » dans le Sud. Dans les années 1990, et en ce nouveau millénaire, l’organisation a élargi ses activités à la défense des droits individuels face à la domination sans cesse grandissante des multinationales, à la défense juridique des manifestants et a formé des juristes aptes à faire face à  la nouvelle législation anti-terroriste.
La NGL est fermement opposée à la peine de mort et beaucoup de ses avocats se sont spécialisés dans la défense des condamnés. 

Depuis vingt ans
la NGL suit activement le cas de Mumia. Il a le titre de Vice-Président des Avocats de Prison (Jailhouse Lawyers) et est membre du Comité Directeur. De nombreuses résolutions ont été votées, lors des conventions annuelles, pour demander à ce que Mumia ait droit à un nouveau procès. Il y a trois ans, j’ai demandé à NLG de déposer un amicus curie( ami de
la Cour) pour soutenir cette demande. Elle a ensuite déposé un autre recours sur la condamnation à mort et d’autres points, dossier suivi par Heidi Boghosian, (Présidente de
la NLG et professeur à l’université George Washington).
La NGL a également déposé un mémoire auprès de
la Cour d’Appel fédérale du Troisième Circuit. Ms Boghosian, éminente juriste, m’a beaucoup aidé pour la défense de Mumia depuis des années. Elle a participé à mes rendez-vous avec mon client. Mumia a beaucoup de respect pour elle et fait confiance à
la NLG. 

France Le mouvement de soutien pour Mumia est très fort en France. Il est organisé par le Collectif Unitaire « Ensemble Sauvons Mumia Abu-Jamal » et composé d’environ 80 organisations. Toute Ma Vie En Prison, film remarquable qui passe dans de nombreux cinémas, continue à recueillir des récompenses dans tous les Festivals. A Paris, le 15 mars 2009, il a reçu le Prix des Etudiants et le Grand Prix Planète lors du Festival du Film des Droits de l’Homme. Dans les deux discours que j’ai prononcés lors de la cérémonie de remise des prix, j’ai dit accepter ces récompenses non seulement au nom de Mumia mais aussi « pour la cause de tous les condamnés à mort dans le monde ». Rappelons que ce film est parrainé par Amnesty International, association qui s’est vu attribuer le Prix Nobel de
la Paix. Claude Guillaumaud-Pujol, auteure d’une biographie de Mumia Abu-Jamal (un homme libre dans le couloir de la mort), William Francome qui est à la fois la voix et les yeux de Mumia dans ce film, et moi-même, ont animé les débats aux diverses séances.  Le film a également été présenté au Festival International du Film de Lyon en octobre dernier (NDLR une grande tournée nationale de projection est en cours actuellement). Mumia exprime toute sa reconnaissance à ses soutiens français, à Claude Guillaumaud-Pujol, à Jacky Hortaut et à tous les militants qui font tant pour la cause de la justice. 

http://www.mumiabujamal.net 

Allemagne A Berlin le 27 mars 2009, à la prestigieuse Akademie der Künst, située juste à côté de l’Ambassade d’Allemagne et de
la Porte de Brandebourg, s’est tenu un remarquable débat sur Mumia à la fois journaliste, auteur et prisonnier politique. Il s’est tenu à l’initiative de l’écrivain Sabine Kebir, PEN et Nicole Bryan, et grâce au charisme de Klaus Staek, Président de l’Akademie. L’auditorium était plein. Participaient aussi à ce débat sur les Droits de l’Homme : Madame Danielle Mitterrand ; M. Staek, Président de l’Akademie ; Johano Strasser, President de PEN Allemagne ; Günter Wallraff, écrivain bien connu ; Gerhart Rudof Baum, ancien Ministre de l’Intérieur ; des représentants du Bunderstag et des Nations Unies ; et moi-même. Une vidéo est disponible sur internet : 

http://www.adk.de/de/aktuell/forum dokumentationen/forum 27. Akadgespr.html. 

Pays Bas Le 3 et 4 avril 2009, Toute Ma Vie en Prison a été projeté au festival d’Amnesty International Movies That Matter à
la Haye et à Amsterdam. Nicole Bryan et moi-même avons participé à ces projections. Elles ont été suivies de débats animés par Arlette Stuip (qui a connu Mumia à l’université de Goddard), Claude Guillaumaud-Pujol et moi-même. 

Dons pour les frais de justice de Mumia 

Les recours juridiques sont en première ligne pour sauver la vie de Mumia et lui rendre la liberté. Les coûts sont extrêmement élevés tant pour les recours devant
la Cour Suprême que devant les Cours d’Etat. La défense a besoin de beaucoup d’aide. Pour ce faire, merci de contacter : 

Le Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal 43 Boulevard de Magenta 75010 Paris 

Tel 01 53 38 99 99 / Fax 01 40 40 90 98 e-mail : abujamal@free.fr 

Que Mumia soit toujours emprisonné et condamné à mort est un scandale et une violation des droits de l’Homme. C’est sa vie qui est en jeu. Toute ma carrière j’ai défendu avec succès la cause de condamnés à mort. Je ne m’arrêterai pas tant que nous n’aurons pas gagné. C’est un acte de justice. 

Maître Robert R. Bryan.    

.
 

Soutien à Mumia vu par la presse des USA

Les Français soutiennent toujours Mumia Abu-Jamal ! 

Article de Mary Papenfuss S. F. Chronicle Foreign Service (*) 

  

Paris – Des militants très actifs qui se rassemblent chaque semaine pour soutenir un condamné à mort, crier des slogans, hurler dans les micros et accrocher des banderoles… Cela pourrait être des Californiens de
la Bay Area manifestant avant une exécution mais ils portent des sandalettes, parlent français, se réunissent tout près de
la Seine pour la libération d’un homme qui languit à 6.000 kms de là dans une prison de Pennsylvanie. 

Alors que Mumia Abu-Jamal, âgé de 55 ans, a été proclamé « tueur de flic » à Philadelphie, c’est une « cause célèbre » (NDLR en français dans l’article) en France depuis des années. En 2001, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, l’a fait Citoyen d’Honneur, ajoutant le nom de Mumia Abu-Jamal à une liste prestigieuse qui inclut des gens aussi célèbres que Pablo Picasso ou le Dalaï Lama. En 2006, la ville de Saint-Denis, dans la banlieue de Paris, a donné son nom à une rue provoquant l’ire de la ville de Philadelphie qui voulut lui intenter un procès pour ‘délit de déni’ en application d’une loi française datant de 1881. 

A l’automne dernier, l’avocat de Mumia Abu-Jamal, Robert R. Bryan du barreau de San Francisco, a reçu une médaille de la ville de Lyon pour son engagement contre la peine de mort. Lors d’une conférence de presse qu’il tint conjointement avec Danielle Mitterrand, la veuve de l’ancien Président de
la République, François Mitterrand, il s’est entretenu avec Abu-Jamal par téléphone depuis le prestigieux hôtel du XVIIème qui abrite l’hôtel de ville de Lyon. 
Le mois dernier,
la Cour Suprême des Etats-Unis a décidé de ne pas accorder un nouveau procès à Abu-Jamal, condamné en 1982 pour le meurtre d’un policier de Philadelphie, Daniel Faulkner, âgé de 25 ans. La veuve de Faulkner, Maureen, qui vit désormais dans le sud de
la Californie, a dit avoir pleuré en apprenant la décision juridique. « Je suis hantée par ce mouvement pour la libération de Mumia » a-t-elle dit aux journalistes. Ajoutant « Il a pourtant tué mon mari de sang-froid ». 

Son opinion, pas plus que la décision de la Cour Suprême, n’ont découragé les soutiens Européens d’Abu-Jamal dont les rassemblements éclipsent tous ceux qui se tiennent à New York ou San Francisco. En plus de Paris, il s’est vu octroyer le titre de Citoyen d’Honneur dans 20 autres cités, y compris Palerme en Sicile ; il est aussi Membre Honorifique de l’Association Berlinoise des Victimes du régime Nazi. La plupart de ses fidèles soutiens Européens croient que son procès fut injuste et qu’il est innocent. D’autres sont simplement des militants contre la peine de mort. 

Par ailleurs la Biélorussie est le seul pays européen à avoir encore recours à la peine de mort. « Il est innocent » déclare Abdel Chaoui, un habitant de Saint-Denis de 56 ans. «Et même si ce n’était pas le cas il ne devrait pas être exécuté… il a purgé sa peine. » 

Bien que les militants français se mobilisent aussi pour la libération d’autres prisonniers américains – à la manif du mois dernier ils faisaient signer des pétitions pour réclamer un nouveau procès pour Leonard Peltier, le responsable Amérindien condamné à une peine de prison à vie pour le meurtre de deux agents du FBI – aucun autre prisonnier ne galvanise autant l’opinion publique française. Certains observateurs attribuent ce soutien sans faille à Mumia Abu-Jamal à la longue histoire d’amour entre Français et Afro-Américains  qui se sont réfugiés en France pour échapper à la répression américaine raciste ; ce fut le cas de la danseuse de music-hall Joséphine Baker, du chanteur Paul Robeson et du poète Langston Hughes. Beaucoup de militants français jugent les institutions américaines très racistes. 

De plus, selon le professeur de Sciences Politiques de UCLA, Mark Sawyer, Abu-Jamal ‘est un condamné à mort d’une intelligence rare’. ‘L’idée d’enfermer quelqu’un ayant autant de charisme dans le couloir de la mort rappelle le sort de ces philosophes condamnés’. Avant son arrestation Abu-Jamal n’avait pas d’antécédent judiciaire. Il avait été membre du Parti des Panthères Noires et avait travaillé comme journaliste radio. Il était aussi chauffeur de taxi. Il a continué à écrire derrière les barreaux et vient de faire paraître son sixième ouvrage intitulé Jailhouse Lawyers, publié par City Lights Publishers, San Francisco, ce qui en fait une figure emblématique pour tous les abolitionnistes. 

De plus, son avocat de San Francisco est persuadé que le soutien européen aidera son client à  échapper à la peine de mort et lui permettra d’obtenir un nouveau procès. « Le soutien international est crucial. Si les manifestations de soutien à Mumia se font entendre jusque de l’autre côté de l’Atlantique, ceci aura des répercussions majeures » dit-il. Ajoutant, « Les juges sont censés ne pas être influencés par l’opinion publique. Mais ce ne sont pas des machines, heureusement ils restent des êtres humains ». 

Le Cas de Mumia Abu-Jamal. 

Dans le couloir de la mort depuis 1982 pour le meurtre d’un policier de Philadelphie, Mumia Abu-Jamal a bénéficié de nombreux soutiens aussi bien aux  Etats-Unis qu’à l’étranger. Des gens d’Hollywood aussi célèbres que Martin Sheen, Whoopi Goldberg, Michael Moore, Ed Asner et Edwards James Olmos ont plaidé pour qu’il ait un nouveau procès. 

Le groupe de rock américain Rage Against The Machine plaide sa cause dans « 
La Voix des Sans Voix » et l’acteur anglais Colin Firth a réalisé un documentaire sur cette affaire en 2007 intitulé « Toute Ma Vie en Prison. » 
Les défenseurs d’Abu-Jamal disent qu’une autre personne a tiré sur le policier, que son avocat commis d’office était incompétent et que plusieurs témoins sont revenus sur leurs dépositions pendant toutes ces années. En 2000 un rapport d’Amnesty International a conclu que les preuves fournies au tribunal par l’accusation étaient « contradictoires et incomplètes. » 

Mais les partisans de la peine de mort disent qu’Abu-Jamal, né Wesley Cook, a tiré sur le policier, quatre témoins affirmant qu’il a tiré et qu’on a trouvé des douilles des balles de son révolver sur la scène du crime. De plus, la police dit qu’il a avoué son crime pendant qu’il reprenait conscience à l’hôpital. Ce qui est incontestable c’est que le policier, nommé Daniel Faulkner, a arrêté le 9 décembre 1981 une Volkswagen conduite par William Cook, le frère d’Abu-Jamal, pour infraction au code de la route. Faulkner a tout de suite demandé du renfort mais n’a pas survécu à des blessures par balles qui l’avaient atteint au dos et au visage quand les autres policiers sont arrivés sur les lieux. La police a également trouvé Abu-Jamal baignant dans son sang, près du taxi qu’il conduisait, blessé par balles au niveau de la poitrine. Abu-Jamal a toujours dit qu’il a vu Faulkner passer son frère à tabac et que lorsqu’il a voulu lui porter secours le policier lui a tiré dessus. 

Durant ces années, de Cours d’Etat en Cours fédérales, toutes les procédures d’appel ont été déboutées. Les Cours n’ont pas retenu les arguments selon lesquels les témoins s’étaient parjurés et qu’Abu-Jamal avait eu un avocat incompétent. La dernière décision de
la Cour Suprême confirme la décision de
la Cour Fédérale d’Appel en maintenant l’accusation de meurtre et en rejetant l’accusation de racisme dans le choix des jurés lors du procès initial (Abu-Jamal a été condamné à mort par un jury constitué de dix blancs et deux noir). 

L’avocat de San Francisco d’Abu-Jamal, Maître Robert R. Bryan a déposé un autre recours auprès de
la Cour Suprême pour obtenir un nouveau procès et envisage également de faire un nouvel appel sur la base des expertises balistiques. 

La Cour Suprême doit encore examiner la décision de
la Cour fédérale contestant la sentence de mort. Cette décision a, en effet, fait l’objet d’un recours de l’accusation qui en exige l’annulation et l’exécution immédiate du condamné. 

« Tout ceci nous rapproche du bourreau » dit Robert R.Bryan 

Article paru le 17 mai 2009 dans « The San Francisco Chronicle » 

Traduction Claude Guillaumaud-Pujol 

Collectif Unitaire National de soutien à Mumia Abu-Jamal (80 organisations françaises) 

.
 

USA-Peine de mort

 Taleaux reprenant les chiffres d’exécutions capitales aux USA.

Total Number of Death Row Inmates as of January 1st, 2008: 3,309 

State

# of
Inmates

 

State

# of
Inmates

 

State

# of
Inmates

California

667

S. Carolina

63

Washington

9

Florida

397

Mississippi

64

Nebraska

10

Texas

373

Missouri

48

Utah

9

Penn.

228

U.S. Gov’t

51

U.S. Military

9

Alabama

203

Kentucky

39

Kansas

9

Ohio

188

Arkansas

40

Maryland

6

N. Carolina

173

Oregon

35

Connecticut

9

Arizona

126

Indiana

19

South Dakota

3

Tennessee

102

Virginia

21

Montana

2

Georgia

107

Idaho

19

Colorado

2

Oklahoma

84

Delaware

19

New Mexico*

2

Louisiana

88

New Jersey*

0

Wyoming

2

Nevada

77

Illinois

13

New York*

0

(Seven inmates in the national total received two death sentences from different states).  * States without the death penalty. 
New Mexico repealed its death penalty law on March 18, 2009, but still has two inmates on death row. 

Source: Death
Penalty
Information
Center,  The Death Penalty in 2008: Year End Report, December 11, 2008. 



Size of Death Row by Year – (1968 – present) 

1968

517

1977

423

1986

1,781

1995

3,054

2004

3,315

1969

575

1978

482

1987

1,984

1996

3,219

2005

3,254

1970

631

1979

539

1988

2,124

1997

3,335

2006*

3,344

1971

642

1980

691

1989

2,250

1998

3,452

2007*

3,350

1972

334

1981

856

1990

2,356

1999

3,527

2008**

3,309

1973

134

1982

1,050

1991

2,482

2000

3,593

   

1974

244

1983

1,209

1992

2,575

2001

3,581

   

1975

488

1984

1,405

1993

2,716

2002

3,557

   

1976

420

1985

1,591

1994

2,890

2003

3,374

   
Sources: Bureau of Justice Statistics: « Capital Punishment » for Years 1968-2005
*NAACP Legal Defense and Educational Fund, Inc. « 
Death Row USA »
**The Death Penalty in 2008 Year End Report,
Death
Penalty
Information
Center, December 11, 2008 

                   


1968-2005 figures reported in Bureau of Justice Statistics, « 
Capital Punishment » (number of inmates as of December 31, 2005).
2006 figures reported in NAACP Legal Defense & Education Fund, « 
Death Row USA » Fall 2006. 

.
 

Ecrire à Mumia / à l’Ambassade

 

 

Adresse de Mumia Abu Jamal :

AM 8335

SCI-Greene

175 Progress Drive

Waynesburg, PA 15370

USA

  

———————————————————————-

l’Ambassade des Etats-Unis :

 2 avenue Gabriel – 75008 Paris /

 e-mail : webnaster@amb-usa.fr

—————————————————————————————— 

 

.
 

T-Shirts

 

Afin d’aider à la mobilisation pour Mumia et

sa défense juridique, des T-Shirts sont

proposés à 10€ lunité.

Les tailles: XXL / XL / M & S,

le flocage des T-shirt est en première page: 

Vie sauve et Justice

pour

Mumia Abu-Jamal

passez commande via le mail du blog

.
 

Biographie de Mumia Abu-Jamal par Claude Guillaumaud-Pujol

 


 
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Mumia Abu-Jamal, un homme libre

dans le couloir de la mort

de Claude GUILLAUMAUD-PUJOL

Universitaire spécialiste des États-Unis

Editions « Le Temps des Cerises »
 

Vendu au profit de la défense de

Mumia.

.
 

Film :  » In prison my whole life » de Marc Evans

Film : massiveattackvssnoopdoggcallingmumia.mp3ENSEMBLE, SAUVONS MUMIA 

Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal 

43, boulevard de Magenta 75010 Paris – TEL : 01 53 38 99 99 – FAX : 01 40 40 90 98 – E MAIL : abujamal@free.fr  http://www.mumiabujamal.net 

IN PRISON MY WHOLE LIFE

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Toute ma vie en prison

 Réalisation : Marc Evans 

Ce film documentaire nous plonge au cœur du système carcéral américain en s’intéressant à l’affaire Mumia Abu-Jamal, journaliste noir condamné pour l’homicide d’un officier de police. Il est détenu depuis 27 ans dan s le couloir de la mort d’une  prison de Pennsylvan ie. L’histoire nous est contée par un jeune britannique (William Francome) né le jour de l’arrestation de Mumia.

Mumia Abu-Jamal est devenu l’une des figures emblématiques du mouvement international contre la peine de mort. Par deux fois déjà, en 1995 et en 1999, son exécution fut programmée. Heureusement, l’ampleur de la mobilisation internationale empêcha l’irréparable.

En mars 2008, une Cour d’appel fédérale a suspendu sa condamnation à la peine capitale en considération des nombreuses irrégularités qui ont émaillé le procès.
La Cour a toutefois confirmé sa culpabilité sans le moindre examen des preuves l’innocentant.

En ce début 2009, la plus haute instance juridictionnelle américaine,
la Cour Suprême des Etats-Unis, est saisie d’un double recours. Celui de la défense qui demande le réexamen complet de la procédure eu égard au racisme qui a présidé à la composition du jury lors du procès de 1982 (récusation massive des jurés noirs). Celui du Procureur de Philadelphie qui demande le rétablissement de la condamnation à mort sans passer par un nouveau jury.

Selon Maître Robert R. Bryan (avocat de Mumia) « nous sommes à la croisée des chemins ». Plus que jamais, la mobilisation est nécessaire pour que cet homme ait un nouveau procès lui permettant enfin de défendre son innocence et de recouvrer au plus vite la liberté.

« In Prison My Whole life » donne la parole à diverses personnalités, notamment Angela Davis et à Noam Chomsky qui remettent en cause le déroulement du procès et dénoncent le fonctionnement du système carcéral américain.

« In Prison My Whole Life » s’est vu décerner, en mars 2008, le Grand Prix de l’Etat de Genève lors du festival du film et forum international sur les droits humains. En octobre 2008, le festival « Hors-Ecran » de Lyon consacra une soirée exceptionnelle à la projection du film devant plus de 300 personnes, en présence de Madame Danielle Mitterrand, de l’avocat de Mumia et des producteurs Livia et Colin Firth. En février 2009, une projection a eu lieu à l’auditorium de la ville de Paris en présence de nombreuses personnalités et l’acteur William Francome. Le film est au programme du festival international du film des droits de l’homme de Paris qui aura lieu du 3 au 15 mars 2009. FEVRIER 2009  IN PRISON MY WHOLE LIFE Royaume-Uni 2007 – film 93’  Réalisation : Marc Evansimage – Ari Issler Montage : Mage ArnoldSon – Davis Feinberg Musique : Massive Attack – Snoop Dogg Production : Nana Films – Colin Firth & Livia Giuggioli-Firth  Distribution : Mumia LTD,





Po Box 3366

/ Broadstone, Dorset BH18 8YJ, Angleterre

.
 

tract été 2009

Mobilisation générale

pour sauver Mumia !

Journaliste noir américain, Mumia Abu-Jamal a été condamné à mort en 1982 à l’issue d’un procès

truqué. Accusé du meurtre d’un policier, il a toujours crié son innocence. Il est aujourd’hui l’une

des figures emblématiques du combat pour l’abolition universelle de la peine capitale. D’un continent

à l’autre, sa situation suscite une mobilisation continue depuis une quinzaine d’années.

Depuis plus d’un quart de siècle, Mumia Abu-Jamal, condamné à la peine capitale au terme

d’un procès raciste, expéditif et dont l’iniquité est internationalement reconnue, vit dans l’enfer

du couloir de la mort d’une prison de Pennsylvanie.

Depuis plus d’un quart de siècle, la justice états-unienne fait obstacle à la manifestation de

la vérité en refusant de prendre en compte les très nombreux faits et témoignages qui le disculpent.

Depuis plus d’un quart de siècle, Mumia est ainsi privé de son droit élémentaire, légal et

constitutionnel à défendre son innocence.

Les autorités politiques de Pennsylvanie n’ont toujours pas renoncé à assassiner cet homme,

qui n’a commis d’autre crime que de défendre la cause des plus pauvres et des opprimés, de

dénoncer le racisme institutionnel et le crime d’État qu’est la peine de mort, aux États-Unis et

partout dans le monde où ce châtiment inhumain est toujours en vigueur.

Mumia Abu-Jamal ne doit la vie qu’à la mobilisation internationale. Par deux fois, en 1995 et 1999,

il fut l’objet d’une ordonnance d’exécution, mais la puissance de la protestation empêcha l’irréparable.

Mumia est de nouveau en danger de mort

En mars 2008 une Cour d’appel fédérale avait suspendue sa condamnation

à mort (sans que Mumia ne soit autorisé à quitter le couloir de

la mort) au motif que les instructions données au jury lors du procès

de 1982 avaient influencé le verdict et surtout n’étaient pas conformes

au droit. La Cour maintenait toutefois sa culpabilité en refusant tout

nouveau procès.

En avril 2009, la Cour Suprême des États-Unis rejetait l’ultime recours

de sa défense en écartant toute nouvelle instruction eu égard au racisme

qui a présidé aux choix des jurés (récusation massive des candidats

afro-américains), ce qui est pourtant contraire à la Constitution américaine.

Cette décision de la plus haute juridiction est d’une extrême

gravité car elle prive Mumia du droit à défendre son innocence et le

condamne à mourir en prison (VOIR AU VERSO). Pour protester contre

cette décision, des centaines de personnes se sont rassemblées à Paris

devant le Consulat des États-Unis le 22 avril 2009. À cette occasion, notre Collectif Unitaire National

a lancé une campagne internationale afin d’interpeller le Président Obama. Cette initiative prend la

forme d’une lettre-pétition, exigeant justice et liberté pour cet homme innocent. Elle est en ligne sur

Internet : www.mumiabujamal.net. Signez-là, faites-la signer !

Collectif Unitaire National ‘Ensemble, sauvons Mumia

Le Collectif unitaire national regroupe plus de 80 organisations et collectivités françaises. Contact : 43, boulevard de Magenta — 75010 Paris

Appel à la solidarité financière ! Sans argent, il n’y a aucun espoir d’échapper à l’exécution lorsqu’on est condamné à mort aux États-Unis. La défense de Mumia a déjà coûté plus d’un million d’euros, et les procédures en cours nécessitent un engagement financier continuel. Donnez à Mumia les moyens de se défendre, en adressant

vos dons à l’ordre de ‘Mrap Solidarité Mumia’. Un moyen simple pour y contribuer : achetez la brochure ‘L’affaire qui accuse la justice américaine’ (5 euros).

Toute l’actu de la mobilisation pour Mumia est sur le site www.mumiabujamal.net / courriel abujamal@free.fr / 01 53 38 99 99

2009

Ensemble, démultiplions les initiatives de sensibilisation et de soutien à Mumia Abu-Jamal.

Rassemblement chaque mercredi soir de 18 à 20 heures face au Consulat des États-Unis à Paris – Place de la Concorde

.
 

Rapport d’Amnesty International sur le procès de Mumia Abu-Jamal

                                                                                                                                                           AMNESTY INTERNATIONAL           DOCUMENT PUBLIC            SF 00 CO 440 

Section Française  76 Bd de la Villette 

75940 Paris Cedex 19 

ETATS-UNIS D’AMERIQUE : UNE VIE EN JEU 

                                   LE CAS DE MUMIA ABU-JAMAL                                                 (Résumé de AMR 51/01/00) 

INTRODUCTION 

Mumia Abu-Jamal, Noir américain, a été reconnu coupable du meurtre du policier blanc Daniel Faulkner le 9 décembre 1981 et condamné à mort en juillet 1982 à Philadelphie dans l’Etat de Pennsylvanie. Il s’est toujours proclamé innocent et son cas fait l’objet d’une vive controverse aux États-Unis et à l’étranger. Les preuves contradictoires et  incomplètes ne permettent pas à Amnesty International de se prononcer sur la culpabilité ou l’innocence de Mumia Abu-Jamal , ni de le considérer comme un prisonnier politique malgré sa vive préoccupation devant le risque d’injustice dû à l’exploitation politique de cette affaire. 

Mais AI considère que les normes internationales relatives à un procès équitable n’ont pas été respectées et qu’un nouveau procès doit avoir lieu. La procédure d’appel aux tribunaux fédéraux est en cours. C’est  la dernière chance de clarifier cette affaire. Les statistiques montrent que le risque d’erreur judiciaire est loin d’être négligeable lorsqu’il s’agit de peine de mort aux États-Unis. Amnesty International, qui s’oppose à la peine de mort dans tous les cas,  est pourtant  extrêmement sensible à la souffrance des victimes et de leurs familles. Mais la peine de mort est une violation  intolérable des droits fondamentaux de la personne . 

Le cadre: tensions raciales, brutalités et corruption policières à Philadelphie. Cette  affaire survient dans un contexte de grande tension entre les autorités de race blanche et les Afro-américains et autres minorités. Dès 1973 et 1976 les autorités fédérales dénonçaient les abus de la police de Philadelphie et attaquaient en justice le maire, Frank Rizzo, pour son soutien inconditionnel à celle-ci : pendant les huit ans de son mandat le nombre de personnes abattues par des policiers a augmenté de 20% chaque année. 

Le MOVE, une  organisation révolutionnaire d’Afro-américains cristallise toute la violence haineuse de cette police capable de détruire leur siège au bulldozer et même de lancer par hélicoptère une bombe incendiaire sur celui-ci, tuant 11 personnes et détruisant 60 maisons . La police associe (avec raison) Mumia Abu-Jamal au Move, et à cause de son appartenance aux Panthères Noires dans son adolescence, il est surveillé par le service de contre-espionnage du FBI. Il gagne sa vie comme journaliste et chauffeur de taxi à temps partiel . 

Le meurtre par balles du policier Daniel Faulkner  Dans la nuit du 9 décembre 1981, Mumia Abu-Jamal est témoin d’une altercation entre le policier Daniel Faulkner et son frère, William Cook. Lorsque les renforts arrivent, Faulkner est mort et Abu-Jamal a été blessé d’une balle dans la poitrine par l’arme du policier. Sa propre arme, régulièrement détenue, se trouve non loin de lui. 

En raison de son appartenance actuelle au MOVE et de son passé aux Panthères Noires, les  médias se déchaînent contre Mumia Abu-Jamal, et le 7 juin 1982 son procès pour meurtre au premier degré s’ouvre à Philadelphie. 

Le président du tribunal : arbitre indépendant et équitable ? L’impartialité du président du tribunal est une condition essentielle de l’équité d’un procès devant un jury populaire. Dans le cas présent, le juge Sabo était un ancien shérif adjoint du comté de Philadelphie et membre d’associations professionnelles telles que la Fraternité de la Police. Les statistiques, confirmées par une enquête du Philadelphia Inquirer portant sur 35 procès pour homicide, montrent sa sévérité à l’égard des prévenus issus des minorités ethniques et sa tendance à favoriser l’accusation. En  1995, malgré les soupçons de partialité pesant sur lui, le juge Sabo a refusé de se récuser et a présidé un tribunal appelé à statuer sur l’équité du premier procès : il s’est montré ouvertement hostile à la défense dans sa façon de mener les audiences. 

La défense : représentation juridique de Mumia Abu-Jamal durant son procès. Seul un juriste spécialisé et expérimenté est qualifié pour représenter un accusé qui risque la peine de mort aux États-Unis. La Commission Internationale des Juristes et le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies ont tous deux dénoncé l’incompétence des défenseurs désignés d’office pour les accusés indigents aux États-Unis, et en 1982 aucune compétence minimale n’était requise pour cela. 

Mumia Abu-Jamal, mécontent de son avocat commis d’office Anthony Jackson, a demandé à se défendre lui-même, ce qui lui a été accordé dans un premier temps, mais Jackson lui a été imposé comme assistant, contre la volonté des deux intéressés! Le troisième jour du procès, le juge Sabo a accepté la demande de l’accusation et retiré à l’accusé le droit de se représenter lui-même pour la sélection des jurés, malgré les protestations motivées de Jackson. Le juge prétendait que Mumia Abu-Jamal était incompétent, alors que, selon le Philadelphia Inquirer, son attitude au cours des deux premiers jours avait été déterminée, professionnelle et mesurée. C’est aussi l’avis d’A.I., qui a relevé la pertinence de ses questions et la correction de son attitude. 

Après la sélection du jury, l’accusé a repris son rôle de représentant légal. A ce stade, pressentant l’absence d’équité de son procès, il a demandé sans succès à être représenté par John Africa (initiateur du MOVE), et le juge Sabo a également refusé la présence de ce dernier comme conseiller juridique à la table de la défense, bien que les lois de Pennsylvanie l’eussent permis. Les relations entre le président et l’accusé se sont alors fortement détériorées, et peu après, le juge Sabo a interdit à Mumia Abu-Jamal d’être son propre avocat et a nommé à nouveau Jackson pour ce rôle, malgré les protestations de celui-ci, à la fois réticent et mal préparé. Dès le lendemain, l’accusé, déjà privé d’un représentant compétent, était exclu du tribunal par le président. L’agressivité d’Abu-Jamal perturbant les débats, le juge ne pouvait que l’exclure, mais il aurait dû veiller à l’impartialité du procès en son absence, et garantir son droit à participer à sa propre défense. 

Le droit aux ressources nécessaires à une défense adéquate. Au cours des audiences antérieures au procès lui-même, l’inadéquation de la défense d’Abu-Jamal était déjà en germe : le juge Ribner avait refusé d’accorder à la défense les fonds nécessaires pour engager un enquêteur, un légiste et un expert en balistique, ainsi qu’un avocat assistant. Jackson seul ne pouvait même pas étudier les dépositions des 100 témoins entendus au cours de l’enquête, et aucun expert n’est venu contester les thèses de l’accusation. 

Le jury: représentatif, équitable et impartial? La sélection d’un jury impartial formé des pairs de l’accusé est un élément essentiel à l’équité d’un procès; celui-ci aurait dû être délocalisé pour échapper à la passion. Le jury,  y compris les remplaçants, se composait de deux Noirs et quatorze Blancs, alors que la population de Philadelphie comprend 40 % d’Afro-Américains. La sélection des jurés n’a pas été « neutre » du point de vue racial. De plus les jurés ont été traités différemment selon leur couleur, en ce qui concerne les autorisations d’absence. Jenny Dawley, une Noire, et la seule à avoir été choisie pendant que Mumia Abu-Jamal assurait sa propre défense, a été remplacée par un juré blanc, Robert Courchain,  après qu’elle eut « désobéi » au président. Ce juré remplaçant s’était pourtant reconnu probablement incapable de rester impartial malgré ses efforts. Le juré N°11 était l’ami intime d’un policier abattu pendant son service, et le juré N°15, l’épouse d’un officier de police… 

La thèse de l’accusation : trop de questions sans réponse. L’accusation s’appuyait sur trois éléments: la prétendue confession d’Abu-Jamal à l’hôpital, trois 

témoins oculaires, et l’arme d’Abu-Jamal, trouvée sur les lieux du crime. 

                          La « confession » d’Abu-Jamal 

Deux témoins, Priscilla Durham, vigile à l’hôpital, et l’officier de police Gary Bell, coéquipier et meilleur ami de la victime, ont déclaré au procès avoir entendu Mumia Abu-Jamal, en attente de soins à l’hôpital, crier : « J’ai tiré sur ce salaud, et j’espère qu’il va crever ». Les nombreux autres policiers présents ne l’ont pas entendu, sauf Gary Wakshul, dont les déclarations sont par ailleurs contradictoires. Les médecins qui ont soigné Mumia Abu-Jamal ont déclaré que l’accusé était « faible, tout près de s’évanouir ». 

Les trois témoins de cette prétendue confession ne l’ont rapportée qu’en février 1982, plus de deux mois plus tard: pareil délai paraît à peine croyable s’agissant d’un aveu aussi grave. Au cours de sa déposition, Priscilla Durham a prétendu avoir fait le lendemain un rapport donnant lieu à une note manuscrite sur ces événements. Cette note, réclamée par l’accusation à l’hôpital, s’est révélée être dactylographiée sous une forme que Priscilla Durham n’avait jamais vue. Mais le juge l’a acceptée comme preuve. Quant à Gary Wakshul, il a été introuvable pendant le procès, et n’a pas témoigné, et le jury n’a pas été informé de son rapport écrit contredisant ses déclarations orales.  Un chercheur d’Amnesty International a recueilli des éléments tendant à montrer que la « confession » d’Abu-Jamal avait pesé doublement, pour le déclarer coupable, et pour le condamner à mort, car elle montrait qu’il était agressif et insensible. Amnesty International craint que cette « confession » n’ait été inventée, avec pour conséquence une condamnation à mort. 

         Les témoins du meurtre : contradictions et confusion La complexité des accusations et contre-accusations, les témoignages modifiés ou retirés, la crainte que des témoins aient subi de fortes pressions de la part de la police, et que des témoignages aient été délibérément écartés, rendent toute conclusion définitive impossible. 

            Cynthia White et Veronica Jones  Cynthia White, prostituée, a témoigné avoir vu Mumia Abu-Jamal tirer dans le dos de Faulkner, puis lui loger une balle dans la tête. Ses 4 dépositions écrites antérieures au procès se contredisent quant à la taille de l’agresseur, la main qui tenait l’arme, et la position des protagonistes. Délinquante récidiviste fréquemment arrêtée, et en attente de procès à l’époque, elle a reçu un traitement de faveur de la part de la police. Arrêtée en 1987  pour vol à main armée, voies de fait et détention d’armes interdites, elle a été libérée sous caution grâce au témoignage d’un policier et n’a jamais reparu jusqu’à ce qu’elle soit déclarée morte en 1992, ce qui est loin d’être prouvé. 

Une autre prostituée témoin du meurtre, Veronica Jones, a été citée par la défense. Elle a déclaré que la police lui avait promis sa protection si elle confirmait les dires de sa collègue. Mais ce témoignage a eu lieu hors de la présence du jury par décision du juge  Sabo, qui l’a déclaré irrecevable. Devant le jury elle est revenue sur ses premières déclarations indiquant qu’elle avait vu deux inconnus quitter les lieux du crime. En 1996, lors d’une audience en appel, elle a déclaré que cette nouvelle version était consécutive à la visite que lui avaient faite deux policiers en prison, où elle était détenue pour vol et agression : passible de 15 ans de prison elle s’en est tirée avec deux ans de liberté conditionnelle. 

En janvier 1997, une autre ancienne prostituée du même secteur, Pamela Jenkins, a déclaré sous serment connaître Cynthia White, qui lui avait fait part des menaces et du chantage exercés sur elle par le policier Tom Ryan, qui était son amant, pour qu’elle accuse Jamal. Tom Ryan était alors en prison depuis 1996 avec cinq de ses collègues du secteur, condamné pour fabrication de preuves,  vols et faux  rapports. 

            Robert Chobert  Robert Chobert, chauffeur de taxi, était garé à quinze mètres environ de la scène du crime. Il a déclaré avoir levé les yeux en entendant un coup de feu, avoir vu Faulkner tomber et Jamal  debout, tirer sur lui. Mais dans sa première déclaration à la police, le 10 décembre 1981, il avait rapporté les paroles d’un Blanc qui avait vu la scène ainsi : un Noir du MOVE, avec des dreadlocks, avait tiré et s’était enfui. La crédibilité de Chobert est contestable : condamné pour conduite en état d’ivresse et incendie volontaire, il conduisait alors sans permis, et la police ne l’a pas inquiété. Il a déclaré lors d’une audience ultérieure, en 1995, que lors du procès le procureur lui aurait promis de « s’occuper » de son permis. 

Mais le jury n’a jamais été informé de ces faits. 

            Mark Scanlan 

Son témoignage est confus et contradictoire, ce qui s’explique par le fait qu’il avait bu et qu’il se trouvait à plus de 35 mètres de la scène. 

            Les témoins manquants  Selon les avocats d’Abu-Jamal, la défense n’aurait pu interroger d’autres témoins oculaires par manque de ressources ou parce que leurs adresses ne lui avaient pas été  communiquées. Les recherches ultérieures montrent que de nombreux témoins ont vu des inconnus fuir la scène du meurtre. Les conclusions déposées en appel auprès d’une cour fédérale en octobre 1999 résument ces points. 

William Cook, le frère d’Abu-Jamal, qui était évidemment un témoin oculaire, n’a pas témoigné au procès. Il a été condamné pour agression sur Faulkner dans le cadre d’une autre procédure. Aucune de ses déclarations n’est  parvenue à Amnesty International. Il aurait été menacé par la police et empêché de témoigner, et semble avoir disparu. 

            Les preuves balistiques 

Bien que les cinq balles de l’arme d’Abu-Jamal aient été tirées, la police n’a jamais pratiqué de tests sur celle-ci, ni sur les mains de son propriétaire. Pourtant un autre suspect, Arnold Howard, a été soumis à ces tests. Comme indiqué plus haut, la défense n’avait pas les moyens financiers de demander une expertise contradictoire dans ce domaine. Lorsque cela a été possible, en 1992, le légiste expert qui a étudié les rapports médicaux a conclu  que, contrairement à la thèse de l’accusation selon laquelle Faulkner avait tiré sur Jamal  en tombant, la balle qui avait blessé ce dernier avait été tirée de haut en bas, sur Jamal couché ou courbé en deux.  Par ailleurs, le jury n’a jamais été informé que le calibre de la balle retirée du corps de la victime était de 44, alors que la prétendue arme du crime était de calibre 38. Au procès, cette différence n’a pas été clairement abordée. L’absence d’expertise balistique correcte est extrêmement troublante et ne permet pas de conclure valablement, d’autant que les dépositions des témoins oculaires sont sujettes à caution. 

La sentence : condamné à mort pour liberté d’expression ?  Après le prononcé du verdict, la Cour tient généralement une audience spéciale pour décider ou non de la peine de mort. Selon les lois de Pennsylvanie, cette sentence  requiert l’unanimité des jurés. Dans le cas d’Abu-Jamal, cette phase cruciale du procès a été rapidement expédiée, son avocat, Jackson, se montrant totalement inefficace. L’accusation, pour sa part, a fait référence à des déclarations de l’accusé lors de son adolescence (12 ans plus tôt) en tant que membre des Panthères Noires. Le procureur déduisait de ces paroles que l’accusé était prêt à tuer, ce qui, pour un prévenu sans casier judiciaire était totalement déplacé. 

Dans une autre affaire, la Cour Suprême des Etats-Unis a exclu que l’accusation puisse faire allusion aux idées politiques de l’accusé dans ce cadre, car cela viole le Premier Amendement sur la liberté d’expression. Amnesty International abonde dans ce sens. 

L’appel à la Cour Suprême de Pennsylvanie 

Cet appel a été rejeté en 1989. Non seulement la Cour n’a pas retenu l’argument basé sur la référence aux opinions politiques de l’accusé, mais elle n’a pas non plus sanctionné les paroles du procureur minimisant la sentence de mort aux yeux du jury en faisant allusion aux multiples possibilités d’appel. Ce dernier point est d’autant plus troublant que la même cour a pris deux arrêts inverses sur ce sujet, l’un en 1986 et l’autre en 1990.  Concernant le droit d’Abu-Jamal d’assurer sa propre défense, à lui refusé par le juge Sabo, la Cour a statué qu’en tant qu’indigent , l’accusé n’avait pas la liberté de choix de son avocat, qui devait donc lui être désigné d’office. 

Le fait qu’un témoin capital, le policier Wakshul, dont les différentes déclarations sont en flagrante contradiction, ne soit pas venu à la barre, n’a pas été retenu, alors que sa déposition aurait certainement jeté un doute sur la « confession » d’Abu-Jamal.  En raison des liens de plusieurs de ses membres avec les forces de l’ordre, et notamment avec la Fraternité de la Police, et de la participation du Juge Castille, ancien procureur lors d’appels antérieurs d’Abu-Jamal, l’impartialité de la Cour Suprême de Pennsylvanie n’est pas garantie. 

La Fraternité de la Police aux avants-postes pour l’exécution de Mumia Abu-Jamal  La Fraternité de la Police de Philadelphie n’a cessé de faire violemment campagne pour l’exécution d’Abu-Jamal, appelant même au boycott économique de ses partisans. La peine de mort aux Etats-Unis est un enjeu politique et électoral. Les juges, notamment ceux de la Cour Suprême de Pennsylvanie, étant élus, ils hésitent à contrarier l’opinion publique et les forces de l’ordre de crainte de perdre des voix. Au moins 4 membres de la Cour Suprême ont reçu une ou plusieurs distinctions décernées par la Fraternité de la Police et autres associations de policiers. 

Le cas Abu-Jamal est désormais traité par les tribunaux fédéraux, auxquels la loi AEDPA de 1996 interdit de contredire les cours d’appel des Etats, sauf cas très exceptionnel. Il n’est donc pas certain que toutes les irrégularités relevées ci-dessus soient reconnues comme ayant privé Mumia Abu-Jamal d’un jugement équitable. 

Conditions de détention dans le couloir de la mort en Pennsylvanie 

Pierre Sané a visité les couloirs de la mort du Texas et de Pennsylvanie en 1997. Les conditions de détention y sont très mauvaises. Il dit que celui de Pennsylvanie est comme une morgue. Scott Blystone, co-détenu d’Abu-Jamal a été placé comme lui dans les cellules inhumaines utilisées dans la période précédant  l’exécution, et déclare y avoir laissé son âme. Les violences sur les prisonniers sont courantes, accompagnées d’insultes racistes (93% des gardiens sont blancs, et la plupart des prisonniers noirs ou hispaniques). Mumia Abu-Jamal est une cible privilégiée de ces abus, comme en témoigne son nouveau placement en attente d’exécution en octobre 1999, et les atteintes à la confidentialité du courrier venant de ses avocats. 

Conclusion 

Amnesty International est préoccupée par l’acharnement des membres des forces de l’ordre contre Abu-Jamal, et considère son cas comme représentatif des nombreuses dérives du système judiciaire américain en ce qui concerne la peine capitale. Elle demande que son procès, qui n’a pas répondu aux normes internationales d’équité, soit réouvert, loin des passions partisanes de Philadelphie, en conformité avec les garanties universellement reconnues aux accusés, en présence d’observateurs internationaux, et sans qu’il soit possible de requérir à nouveau la mort d’Abu-Jamal. 

Ceci est un résumé de la version anglaise publiée par Amnesty International, Secrétariat International, 1 Easton Street, Londres WC1X 8DJ, Royaume-Uni, sous le titre United States of America, A life in the balance, The case of Mumia Abu Jamal, AMR 51/01/00. Seule la version anglaise fait foi. 

La version française (en condensé)  a été traduite et diffusée aux sections francophones et au Secrétariat International par LE SERVICE DES COORDINATIONS de la SECTION FRANCAISE d’AMNESTY INTERNATIONAL – novembre 2000. 

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